Zucht I & II

Deux voiles gonflées dans un mouvement figé. Une respiration qui est d'abord la manifestation du corps vivant, celle d'un humain, puis de sa conscience vient le soupir, signal d'un sentiment jonglant entre l'inquiétude et l'espoir. Ces voiles ont été pensé sur le modèle des voiles latines proliférant dans le bassin méditerranéen. Aux heures de ce qui était le fantasme des nouvelles terres, elles incarnent cette volonté de repousser les frontières, d'en connaître davantage sur la vaste humanité qui l'entoure. Les découvertes de ce qui est appelé nouveaux mondes viennent redéfinir sa géographie, en expansion, des cartes terrestres et maritimes élargissant des horizons praticables.
Amputées d'une direction comme d'un point de départ, ces deux voiles racontent le mouvement même, celui d'un soupir baignant dans l'imaginaire. Espace de ce qui nous est permis de rêver, la toile flotte comme une vision anthropologiquement subjective.