QUELQU'UN - 1492

“QUELQU’UN - 1492 -” est le titre de l’installation que Werther Gasperini nous propose à EXIT11, un voyage sensible qui traverse l’histoire et nous met face à face, en un dialogue entre époques et pathos, avec les hommes qui nous ont précédés.
En redécouvrant sa propre histoire par les sentiments que suscite cette œuvre artistique, l’homme peut mieux mesurer l’inconscience qui marque l’époque contemporaine.
“1492” s’inspire d’une série de poèmes de Tommaso Di Dio et bien sûr aussi de ces dates fondamentales de l’histoire de l’homme moderne. En cette année, disparaît Laurent le Magnifique, emblème de la Renaissance, tandis qu’est découvert le Nouveau Monde.
Cette installation parle de la méditerranée, de l’espoir qu’elle charrie, de la curiosité violente et inconsciente qui la parcours, de la découverte de Quelqu’un en somme, d’une dimension nouvelle de l’âme et de l’être.
A l’aube de cette ère nouvelle, marins portugais, espagnols, italiens, le cœur et les sens empreints des anciens arômes de la méditerranée découvrirent une terre vierge, une fertilité nouvelle.
Ici et maintenant, dans notre monde saturé, en 2018 il semble n’y avoir plus rien à découvrir ; cet état d’esprit même ne nous semble plus permis. Nous n’avons plus ni terre nouvelle ni espoir. Lorsque sera abolie la mémoire de ces hommes de la renaissance et des découvertes, lorsque se sera dissipée toute envie de percer l’inconnu, il ne nous restera qu’un présent stérile, qu’une norme étale, qu’une règle létale.

Un monde amnésique et hagard.
Ces hommes d’aventure et de sensations ont modelé qui nous sommes aujourd’hui. Et ces d’eux dont nous parle Werther Gasperini, de ce qu’ils virent et vécurent il y a six siècles, des émotions, des odeurs, des saveurs qui ont animé leurs vies. Une archéologie impossible du sensible pour remuer la mémoire

du sang.
“Si j’eusse été un autre, j’aurais été moi”.

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